Eléments sur le "débat"
avec le ministre de l'intérieur
Il n'aura échappé à personne que le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, depuis juin dernier, a une dent contre le tribunal pour enfants de Bobigny, sinon contre son président, qui symboliserait le summum de la démission judiciaire à l' égard des jeunes délinquants et dès lors qui serait à l' origine de la recrudescence de la délinquance des jeunes! Généreux le ministre n' hésite pas à s' en prendre aussi au TGI de Bobigny dans son ensemble.
L' interpellation a été vive en cette fin septembre 2006 une fois rendue publique
la lettre du préfet Cordet de juin 2006
et celles des 28 autres préfets qui sonorisèrent de la situation dans les quartiers sensibles.
Vous trouverez quelques articles et documents qui permettront à ceux qui le souhaitent, de retrouver quelques billes permettant de suivre le débat. Sachant qu'en vérité il apparaît aujourd'hui et de plus en plus clairement, que la prise à partie de la justice, n' est qu 'un écran de fumée alimenté médiatiquement pour couvrir d' autres questionnements bien plus délicats : la crise des banlieues n' est pas résolue, loin de là.
Cela ne signifie pas bien évidemment que la justice n'a pas à supporter d' interpellations! Elle le sait et les accepte si elles sont loyales, respectueuses du cadre légal et constitutionnel, avec le souci de faire avancer les réponses apportées aux légitimes aspirations de la population dans le respect des équilibres qui s' imposent.
JP Rosenczveig
6 novembre 2006
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