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ACCES AUX ORIGINES

 

 

L'acces par l'enfant à ses origines

 

La possibilité reconnue ou non à un individu, un temps abandonné,

d'accèder au dossier administratif ou social qui pourrait contenir des informations

sur son histoire est un test de notre capacité collective à prendre en compte

le droit des enfants.

Plus que sur d'autres sujets, il faut "choisir" qui l'on entend prendre en compte :

soit l'enfant - devenu d'ailleurs adulte -, soit la mère !

En vérité on peut faire le choix de l'un et de l'autre par un accompagnement social comme nous le préconisons depuis 25 ans.

Il est d'aileurs interessant d'observer que dans son premier bilan du CNAOP

le ministre relève que nombre des mères retrouvées acceptent de lever le secret.

Preuve qu'une ou deux décennies plus tard bien des choses peuvent avoir changé dans la vie d'une femme.

La loi de janvier 2002 est une loi de compromis.

Par certains côtés son adoption était inespérée quand tant de textes faciles à voter ont tardé à lêtre dans cette législature!

Dont acte donc à Mme S. Royal alors ministre de l'enfance et de la famille de l'avoir soutenue.

Reste que la ministre n'a pas osé aller jusqu'au bout de la démarche comme le suggérait le Médiateur de la République M. B. Stasi,. C'est son choix politique!

A chacun ses responsabilités.

On sait combien le gouvernement suivant - M Raffarin I- n'a pas tardé dès son intronisation en 2002 de revenir sur les nominations intervenues à la tête du CNAOP qui, à ses yeux, personnifiaient une trop grande volonté de faciliter l'accès au dossier, donc l'application de la loi !

Depuis il ne semble pas que les choses soient allées facilement au sein du CNAOP.

Les démissions ont succédé aux départs!

P. Verdier marque bien les limites de ce texte. N'hésitez pas à aller sur le site de la CADCO qu'il anime.

Pour que cette question n'apparaisse pas théorique j'ajouterai que de tous les gens que j'ai vu souffrir ceux qui ont le sentiment d'avoir été amputés de leur histoire sont les plus poignants

. Ils sont mus par un fort sentiment d'injustice : que l'on puisse leur cacher ce qui est connu de quelques uns et qui leur appartient leur est insupportable !

Physiquement et moralement ils sont à vif.

La résistance menée par certains est d'arrière-garde. 11% des français étaient favorables à l'accès aux origines en 1985; ils sont aujourd'hui largement majoritaires.

L'accès aux origines devient un droit humain.

Jean Pierre Rosenczveig

le 4 juillet 2004


En 2006 sur 758 enfants devenus pupilles , 532 sont nés "sous x"

 

 

4 documents au 1er mai 2008

Voir aussi mes écrits sur ce sujet in Contributions /
Statut personnel

Voir aussi le dossier Adoption

La proposition de loi de la CADCO - mars 2005
Un dossier sur la loi de janvier 2002. Le dossier en double
Le "Rebonds" de Pierre Verdier dans Libération juin 2003 : A qui appartient l'enfant ?