04 novembre 2011
Les limites de lhomoparentalité émergente (437)
A partir de septembre 2012 les familles homoparentales seront étudiées
dans les classes de terminales littéraires dans tous les lycées
français. Le ministère de l'Éducation nationale avait décidé
de créer une spécialité « Droit et grands enjeux
du monde », parue dans un arrêté du Journal Officiel en septembre
dernier. Dans le chapitre « L'évolution de la famille » le
ministère demandait que lon étudie les familles biologiques,
adoptives, monoparentales ou recomposées. Au grand dam de Christine Boutin,
mais relevons-le, pas des représentants de lEglise catholique,
le Bulletin officiel spécial du ministère de l'Éducation
nationale vient dapporter ces jours-ci une modification substantielle
à ce programme en ajoutant «homoparentales» entre les «monoparentales
et recomposées».
Et la députée UMP des Yvelines de sindigner que lon étudie quelque chose qui na pas de reconnaissance légale.
Largument est un peu court. A la suivre on devrait se contenter de réfléchir quà ce qui a cours et ce qui est légal ! Dans ce cas, au fur et à mesure del'(histoire, on serait passé à côté de nombre de problématiques sociales de première importance . Et déjà, pour ne prendre que le premier exemple qui me vient à lesprit et reste dans les préoccupations de Mme Boutin, on naurait pas du parler de lIVG avant 1975!
Parler dun fait social et y réfléchir ne signifie pas que lon approuve et que lon fait du prosélytisme.
Or il est de fait quune fois de plus, sur la dernière période historique, la famille bouge. Mieux plusieurs modèles cohabitent au point où lon parle désormais des familles et non plus de LA famille. La nuance est de taille
Si lon ne sattache quà la structure familiale moderne, il est évident que nous prenons de plus en plus de distance, même si elle résiste, avec la famille "classique" des années 1920 avec Papa, Maman, la bonne et moi, comme aurait dit feu Robert Lamoureux, structure fondée sur le mariage et résistant coûte que coûte aux accidents de la vie « pour les enfants ». On sait ainsi que nombre de familles ne sont plus fondées sur le mariage (42% des enfants naissent hors le mariage ensemble de leurs géniteurs). On sait aussi que de nombreuses familles, initialement fondées ou non sur le mariage, se décompose et qu'après explosion du couple conjugal fondateur, d'autres unités se recomposent avec un adulte qui nest pas le géniteur des enfants et parfois a lui-même des enfants qui viennent rejoindre ceux de son nouveau conjoint ou partenaire. Ainsi 2 millions et demi denfants vivent dans ce type de structure familial).
Tout aussi indéniablement des enfants sont de plus en plus souvent élevés par des adultes du même sexe. Tout logiquement les personnes homosexuelles revendiquent haut et fort depuis une ou deux décennies dêtre reconnues socialement et donc juridiquement comme capables délever des enfants. Et ajoutons pour couper court à tous faux débat qu'elles le sont. Mieux, nombre revendiquent le droit dêtre parents, soit par ladoption classique dun enfant délaissé, soit par la combinaison du recours aux procréations assistées avec donneur et ladoption.
Le débat est ouvert. Il devient rapidement polémique sur ce sujet dans la mesure où se jouent de nombreuses représentations de la famille, sinon des droits de chacun : droit à un enfant ou droit de lenfant à des parents.
Il nest donc pas choquant que dans une approche objective du fait familial, avec le souci damener les lycéens à réfléchir et à sinterroger, lEducation nationale ait souhaité ne pas passer à côté de cette nouvelle dimension.
Mais ne soyons innocents. Cet ajout, lencre du programme publié en septembre étant à peine sèche, ne tombe pas du ciel. Il est le fruit de groupes de pression dans une période pré-électorale où il est classiquement de bonne stratégie pour les politiques de rechercher à satyisfaire les communautés et dapparaître ouverts aux progrès sociaux, et en tous cas d ene pas les heurter. Les communiqués dautosatisfaction des mouvements gays et lesbiens font preuve de ce lobbying couronné de succès, mais somme toute là nest pas lessentiel.
Un fait existe et tout logiquement il appelle à ce que le droit se positionne : légal ou pas légal ? Et bien évidemment, sur ce sujet comme sur dautres, le sens de lhistoire va dans la reconnaissance de nouvelles libertés. Une dimension moderne essentielle veut en outre que lon se nourrisse de qui se décide dans des pays voisins. Or certains pays sont ici bien « en avance » sur nous.
Les lois sur la bioéthique nont surement pas consacré les avancées que certains attendaient. Ainsi laccès à la procréation assistée reste réservée aux couples hétérosexuels, mariés ou non, ayant une projet denfant, mais pas aux couples homosexuels.
Plus largement notre droit ne consacre pas le droit à lenfant et certainement pas le droit à adopter que revendiquent les couples homosexuels. La Cour de cassation reste ferme sur les principes. Ainsi récemment elle a refusé que puissent être inscrits à létat-civil français des enfants conçus à létranger à à linitiative de couples homosexuels qui entendaient forcer la main aux autorités françaises au nom de lintérêt des enfants ainsi conçus.
Pour autant, par une stratégie de petits pas, procédure judiciaire après procédure, des décisions interviennent qui consacrent une certaine reconnaissance de lhomoparentalité. Il y a quelques jours encore une juge aux affaires familiales de Bayonne nest-elle pas venue reconnaître lexercice conjoint de lautorité parentale entre deux femmes homosexuelles pacsées, la mère biologique et juridique acceptant en lespèce de partager avec sa compagne, dont les qualités humaines sont unanimement saluées, ses droits sur son enfant.
Et pourquoi pas ! Je le repète, des personnes se revendiquant comme homosexuelles peuvent élever dans de bonnes conditions des enfants. Elles peuvent apporter protection, affection, stabilité, cadrage, etc. bref tout ce que lon souhaite pour un enfant dans les standards occidentaux modernes. Donc tout logiquement, des juges en font le constat et lactent juridiquement sachant que notre droit ne soppose pas à ce quune personne qui nest pas le parent biologique se voit dotée - sans que rien soit définitif- dattributs de lautorité parentale. Un juge se prononce sous couvert dappel après que le procureur de la République ait donné son avis.
Peut être faudrait-il que notre droit soit moins restrictif ; en tout cas, il nempêche pas cette co-responsabilité qui répond à une realité. En tout cas, il serait souhaitable quil vienne donner un statut aux tierces personnes, quel que soit leur sexe, qui élèvent un enfant sans être pour autant leur géniteur. Cest la question des beaux pères et des belles-mères. Et pourquoi pas, des compagnons ou compagnes du même sexe du géniteur qui vit avec les enfants.
On sait quil ne sait pas de donner à celui-là autre chose que le pouvoir de décider des actes de la vie courante sans concurrencer lautre parent biologique, le père ou la mère juridique.
Ce statut du tiers pour lequel nous militons depuis deux décennies au moins est toujours en suspend le chef de lEtat sétait engagé à le faire voter. Constatons que le projet Morano, au demeurant contestable qui laissait les parents libres de décider des pouvoirs des beaux-parents quand il faudrait que la loi impose à tous les enfants de France dobéir à ladulte avec lequel ils vivent -, est encalminé (voir mes posts sur le sujet).
En tout cas, il ne sagit donc pas quun enfant puisse avoir deux pères ou deux mères égaux en droit. Dans notre culture juridique on a au mieux un père et une mère qui plsu est aujourd'hui, après une longue lutte, égaux en droit. Certes par ladoption simple on peut avoir deux filiations paternelles ou maternelles dansl'hypothèse où les parents biologiques sont vivants, mais elles ne sont pas à égalité : ladoptant ou loes adoptants exerce(nt) les droits dautorité parentale. Il(s) peu(ven)t même donner son (leur) nom à lenfant, mais la filiation première subsiste.
Tout logiquement la Cour de Cassation et le législateur qui se refugie derrière la cour suprême pour ne choquer personne tiennent encore et à juste titre à ce quun enfant ait au plus une filiation paternelle et une filiation maternelle en référence un peu à lordre naturel des choses. En revanche, force est de cnstater que ien n'oblige des parents à établir leur filiation, donc des enfants peuvent êter sans filiation !
Il est évident que cette position ne satisfait pas les couples homosexuels pour qui lhomoparentalité va jusquà la reconnaissance de la filiation sur l'enfant des deux membres du couple par-delà lexercice des attributs de lautorité parentale. Lenfant aurait deux pères ou deux mères, et trois sil y a eu adoption simple. Il suffirait que deux personnes se présentent à la mairie pour reconnaitre un enfant, peu importe quils soient du même sexe !
Instinctivement le corps social naccepte pas majoritairement de décrocher de la filiation maternelle et de la filiation paternelle. Sans doute un reste dinfluence judéo-chrétienne ! Sans doute aussi parce que chacun se dit que si lon ouvre la boite de pandore en permettant à chacun de faire ce qui lui plait quand il lui plait, cest la déconstruction du système de filiation et donc de référence qui sengagera. Plus aucune limite ne pourra être posée. Ainsi quid de l'interdit de linceste ?
Benoîtement pour illustrer le propos et faire sourire, pourquoi se contenter de deux filiations si lon décroche dune référence paternelle et dune référence maternelle ?Pourquoi trois ou quatre bons amis ne décideraient pas davoir un enfant ensemble dont ils seraient les co-parents à égalité en. On peut bien acheter un appartement à plusieurs, pourquoi ne pas être parents à plusieurs ? Au nom de quoi interdire à ces gens bien, débordants damour, saimant et soucieux daimer pleinement un enfant , de former un tel projet ?
En dautres termes, oui à la reconnaissance de responsabilités partagées entre personnes y compris du même sexe élevant un enfant, mais ne touchons pas au fait quun enfant ne puisse avoir quun père et quune mère légaux.
En toute hypothèse de telles évolutions méritent reflexion et déjà laffirmation de points de repères pour poser le débat. Ainsi jentends que lon mette en évidence le droit de tout un chacun à un enfant. Reste à savoir comment on peut « gager » ce droit. Car reconnaitre un droit sans quil puisse sexercer est une escroquerie ! Mais plus important et pour le coup concrétisable est laffirmation du droit de tout enfant, y compris porteur de handicaps, à des parents qui lélèvent comme tel. La société peut gager ce droit là ; pas le premier.
Se battre pour les libertés ne signifie pas accepter nimporte quelle évolution au nom du fait quil sagit dune innovation. Encore moins si pour satisfaire certains on déconstruit tout un système majeur pour une société comme celui de la filiation.
Souhaitons donc que les élèves de Terminale L abordent ces questions sans démagogie, sans prosélytisme, par une approche critique sur les droits à concilier et sur lintérêt général.
À propos
de Jean-Pierre RosenczveigVous en une lignePrésident du tribunal pour
enfants de Bobigny (France) et un peu monomaniaque J'accepte volontiers la critique,
voire bien sûr, j'y appelle pour nouer le débat sur des sujets
qui sont souvent délicats et où aucun ne possède LA vérité.
Tel est le sens de ce blog. Et nous commençons à y arriver. Mais
la critique doit être constructive. On peut rigoler, se chambrer, mais
les invectives ou les procès d'intention sont proscrits. Je le dis tout
net : j'enverrai à la poubelle de ce blog les messages qui seraient de
cette nature. A l'avance, excusez les fautes de frappe qui pourraient subsister
malgré le regard de mes correcteurs qui n'arrivent pas toujours à
temps. C'est lié à une rapidité de frappe (approximative)
hors du commun ! C'est dérangeant, mais pas grave; cela ne touche pas
à l'essentiel. Cela ne mérite pas de remarques acerbes. Quand
on se rend chez des amis qui vous retiennent à diner on ne dit pas toujours
que la soupe est trop salée ou le papier peint imparfait! Bon blog JPRBiographieMagistrat
: vice-président du TGI de Bobigny Président du Tribunal pour
enfants de Bobigny président de Defense des Enfants International - France
: www.dei-france.org président du Bureau International sur les droits
de l'enfant (siège à Quebec) président de l'association
Espoir (Paris) président de l'APCEJ président d'Objectif-Familles
(78) A lire Piourquoii je suis devenu ... juge des enfants( Bayard) Le dispositif
français de protection de l'enfance Le secret professionnel en travail
social avec Pierre Verdier Justice pour les enfants Enfants victimes, enfants
délinquants, etc. Et ma boite de jeu "Place de la loi" pour
en savoir plus et objectivement http://www.rosenczveig.com/presse/JPRLe%20Monde1999.htmCentres
d'intérêtle droit de l'enfance bien sûr, vous l'auriez deviné
Voir tous les articles de Jean-Pierre Rosenczveig ?
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? Les enfants étrangers isolés traités comme des paquets
jusquà quand ? (436)68 commentaires à Les limites de lhomoparentalité
émergente (437)
Bonjour,
Vous écrivez « cette position ne satisfait pas les couples homosexuels pour qui lhomoparentalité va jusquà la reconnaissance de la filiation de de deux membres du couple sur lenfant par-delà lexercice des attributs de lautorité parentale. Lenfant aurait deux pères ou deux mères ».
Je crois que vous avez bien mal compris les revendications « des couples homosexuels ». Dabord parce quil ny a pas une revendication unique portée par tous les homosexuels fraternellement unis. Ensuite parce quaprès plus de 20 de militance gay, cette revendication telle que vous la décrivez na jamais été majoritaire.
Je nai jamais demandé personnellement à ce que mon compagnon soit considéré comme « le second père presque génétique » de mes enfants, ça naurait guère de sens et cela ne ferait que nier la réalité (la filiation au sens juridique mimporte peu). Par contre, je demande clairement à ce que mon compagnon soit considéré et ait tous les attributs dun second PARENT. Non seulement en termes dautorité parentale, mais aussi en termes de reconnaissance sociale et sociétale.
Quel est lobjectif ? Cest dabord un objectif de protection et dordre symbolique. De protection, pour mes enfants et pour mon compagnon, pour quils ne soient pas séparés, pour que personne nimagine que mon compagnon est inapte auprès des enfants. Ni le médecin des urgences qui voudrait lui refuser laccès car « il nest pas de la famille » (oui, ça arrive), ni le conseil de ma famille qui refuserait de les lui « confier », ni la DDASS, ni un juge. Je ne crois pas quun enfant puisse comprendre quen perdant un parent, on lui arrache lautre adulte de sa vie sous quelque prétexte que ce soit. Et ça sest vu. Et il ny a pas de garantie que cela ne se reproduise pas.
Lordre symbolique affirme de son côté que cette personne a une place légitime, officielle, reconnue dans la vie de ces enfants. Dans ma conception, elle ne réduit pas la place des autres adultes, elle la complète. Si mes enfants ont aussi une mère, je nai pas envie quelle soit exclue au bénéfice de mon conjoint. Il est évident que cela peut poser des difficultés en cas de désaccord entre les différents parents. Plus quen cas de désaccord entre des parents divorcés ? Je ne crois pas.
Enfin, ce statut de parent supplémentaire, à mon sens, na pas grand chose à voir avec lhomosexualité. Ce qui me parait important, cest la reconnaissance du statut dun adulte qui a un rôle de parent auprès denfants, quelle que soit la forme que prend la famille, quel que soit le sexe des adultes en question.
Une dernière remarque : votre coup de griffe sur linceste est un coup bas, indigne de ce post. En apportant votre brique dans la confusion entre homosexualité et pédophilie, entre débat sur la place de parent et questions sur la sexualité, vous portez préjudice à ce débat. Le rôle dun parent auprès dun enfant, quil soit biologique ou social, na rien à voir avec linceste ou la pédophilie, dont la condamnation reste évidente quelle que soit la situation. Si la question est « que se passe-t-il si deux adultes non consanguins, reliés par un lien de parentalité acquise souhaitent avoir des relations sexuelles », nous ne sommes plus dans la question de la place du parent auprès dun enfant. Et il aurait été pertinent de séparer les deux !
Cordialement,
Eric
Rédigé
par : Spherick | le 04 novembre 2011 à 07:01 | Répondre | Alerter
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Je rejoins votre dernière remarque. Ce genre de « raccourci »
fallacieux est facile et, hélas, plus que fréquent. Que même
un magistrat sy laisse prendre ne présage rien de bon pour les
débats sur lhomoparentalité qui auront sûrement lieu
lannée prochaine (contexte électoral oblige
).
Ça vient même gâcher toute la réflexion présentée dans ce post. On ne peut espérer débattre avec raison lorsque ce genre de procédé est utilisé, inconsciemment ou non.
De nos jours on appelle ça un troll. Et cest plutôt péjoratif.
Rédigé
par : QC | le 04 novembre 2011 à 13:11 | Répondre | Alerter |
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je ne vois pas pourquoi on perd le temps et largent publique pour ça
: un enfant ne peut avoir quun père et une mère à
moins quils naient été déchus de leurs droits.
Que les positionnements sexuels des parents soient bleus ou verts, peu importe,
on ne peut pas changer une telle réalité. Et enfoncer son propre
enfant dans un mensonge me parait incohérent avec léducation,
tant que la science ne peut pas créer denfant (utérus artificiel
ou grossesse des mâles) il me parait mensonger de dire quil existe
une homoparentalité.
Rédigé
par : damepingouin | le 04 novembre 2011 à 10:59 | Répondre |
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Je ne crois pas avoir lu quon voulait expliquer aux enfants quils
avaient été concu par deux hommes ou deux femmes.
On est pas forcément élevé par son père et sa mère
biologique et une explication est fournie à lenfant au cours de
sa vie.
Exemple réel :
Une amie asiatique élevée par deux francais blancs. Quand elle
était toute petite elle ne se posait pas la question. En grandissant
il est arrivé un moment où ses parents lui ont expliqué
quelle était adopté.
Pas question de mentir.
Pour moi la problématique est la même dans le cas de deux parents du même sexe. Une explication arrivera.
Rédigé
par : Kita | le 04 novembre 2011 à 11:25 | Répondre | Alerter
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Si on suit votre raisonnement (que je trouve primaire), il en est de même
pour les enfants adoptés ? Où avez-vous vu que les familles homoparentales
devraient « mentir » à leurs enfants ? Il existe une réalité
biologique et une réalité sociale et jusquà preuve
du contraire enfanter ne fait pas tout, il y a aussi une implication affective,
financière et personnelle qui fait dun individu un parent. Merci
pour cet éclairage en tout cas, au cas où les homosexuels qui
lisent votre commentaire naurait pas encore compris quils sont «
contre nature » et dire que je suis ironique serait un euphémisme.
Rédigé
par : Subarud | le 04 novembre 2011 à 14:03 | Répondre | Alerter
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Reste donc toujours le respect du droit de lenfant né ou à
naître qui est rarement repris dans la loi.
Le législateur a donc le devoir de faire respecter ce droit dans la loi.
Quand on dit « mon » enfant cela ne veut pas dire quil nous appartient.
Rédigé
par : james | le 04 novembre 2011 à 11:01 | Répondre | Alerter
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Sa résoudra les problème de surpopulation ! Mdr, jespère
que ce commentaire était sur le ton de lhumour
Rédigé
par : sam | le 04 novembre 2011 à 16:04 | Répondre | Alerter |
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Je vais vous donner une bonne raison de na pas reconnaitre lhomoparentalité.
Imaginons que demain tous les couple deviennent homosexuels, qui fera des enfants
Rédigé
par : marino | le 04 novembre 2011 à 11:09 | Répondre | Alerter
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lol. Dommage ton exemple marche contre toi.
Demain peut-être que tout le monde deviendra homosexuels, et si lhomoparentalité
est interdite plus denfants !
Par contre si on autorise lhomoparentalité, même si tout
le monde devient homosexuel, on continuera à avoir des enfants.
Remarque : en réalité le problème ne concerne pas vraiment lhomoparentalité dans votre exemple, mais le droit des couples homosexuels à concevoir un enfant, mais cest lié.
Rédigé
par : Kita | le 04 novembre 2011 à 11:30 | Répondre | Alerter
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On est plus de 6.5 milliards dindividus sur Terre, impossible que tous
deviennent homosexuels. Faut arrêter le délire
Rédigé
par : Ophélie | le 04 novembre 2011 à 11:36 | Répondre
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Une bonne raison, marino? Dommage, cest surtout un argument dune
stupidité illimitée.
Rédigé
par : L. | le 04 novembre 2011 à 12:16 | Répondre | Alerter |
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Quel commentaire stupidement illimité !
Rédigé
par : M. | le 04 novembre 2011 à 15:01 | Répondre | Alerter |
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Marino, vous avez au moins le mérite de mettre des mots sur une peur
inconsciente, instinctive, sans doute partagée par beaucoup de personnes
notamment hétéros : tous ces homos partout, cest la Mort,
la fin de lHumanité! Respirez! Interrogeons les faits. 1. Les Homos,
même plus visibles dans certains pays, constituent-ils aujourdhui
la majorité de notre Humanité? Leur meilleure visibilité
ici et là accroit-elle massivement leur nombre : par contagion, par incitation
? Ou rend-elle simplement plus visibles des homos qui lauraient été
de tout façon, même inconnus, cachés ? 2. Il semble que
lHomosexualité existe, depuis des millénaires, et dans différentes
civilistations. LHumanité en a-t-elle jamais été
sérieusement menacée? Pensez-vous sincèrement quHomoparentalité
et Mariage homo puissent inverser ces tendances? Question plus intime : ces
questions homosexuelles vous ébranlent-elles dans vos fondations hétérosexuelles
au point de penser que vous pourriez vous convertir? :p Si oui, lHétérosexualité
majoritaire triomphante est bien fragile! De nos jours, il me semble que cest
la mode bissexuelle qui interroge la puissance de lHétérosexualité
triomphante. Cest un autre débat. Une dernière chose : pour
certains homos, il est usant davoir sans cesse à se justifier,
à expliquer qui nous sommes à de pauvres hétéros
apeurés paur leurs propres peurs, leurs propres fantasmes, leurs propres
pulsions parfois
Rédigé
par : Paul PARIS | le 04 novembre 2011 à 15:26 | Répondre | Alerter
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Je ferais tout simplement la même réflexion que Mr Bernard Pivot
: quand bien même je trouve votre écrit plus quintéressant
et donnant matière à réflexion, les fautes dorthographes
ny sont pour autant pas les bienvenues. Il est important de se relire
!
Rédigé
par : Maria | le 04 novembre 2011 à 11:13 | Répondre | Alerter
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Je pense au père de lenfant que lon a sacrifié sur
lautel de la modernité et de déliquescence morale. Cette
décision est inique, combien de père vont devoir souffrir. Le
jugement de cette affaire démontre que ce sont maintenant les hétérosexuels
qui sont voués au bucher et au piloris. LIslam va devenir notre
dernier recours
Rédigé
par : Thierry_R | le 04 novembre 2011 à 11:18 | Répondre | Alerter
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O tempora, o mores !
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:03 | Répondre | Alerter | Modifier
Ce statut pour lequel nous militons depuis deux décennies au moins est
toujours en suspend le chef de lEtat sétait engagé
à le faire voté et
par pitié faites quelque chose pour corriger les fautes!
Rédigé
par : doc | le 04 novembre 2011 à 11:31 | Répondre | Alerter |
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Jespère bien que tout statut et toute loi ici ou là opposée
à la Loi de la nature ne seront jamais votés. Mais il y a tellement
de lobbies électoraux, hélas, que les représentants du
peuple, surtout de celui de gauche, ne manqueront pas un jour ou lautre
de bricoler quelques textes. Ce ne seront que des « bricolages »
nayant quune valeur « locale » et qui ne feront que
davantage marginaliser ceux ou celles qui les demandent avec autant dinsistance.
Pourquoi névitez vous pas de commettre des fautes (de français,
pas dorthographe) au lieu de vous plaindre de celles des autres. Relisez
votre texte.
Rédigé
par : Zrjs Rjzs | le 04 novembre 2011 à 12:23 | Répondre | Alerter
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La loi de la nature? Ha bon, cest paru? On peut lire ça où?
Rédigé
par : L. | le 04 novembre 2011 à 12:26 | Répondre | Alerter |
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Moi aussi, je veux lire le Code de la Nature. Il est sur Legifrance ?
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:32 | Répondre | Alerter | Modifier
Tout à fait contre loptique de reconnaitre une personne du même
sexe que le parent biologique comme parent à part entière sans
poser nombre de conditions préalables. Jimagine le cas où
une femme, enceinte, choisirait de disparaitre.
On a en France le droit à la disparition. Si on légalise la procédure de sorte à ce quil suffise de se rendre à la mairie, on se retrouve dans la situation complètement grotesque et surtout inacceptable où le père biologique, qui cherche à retrouver lenfant quil sait être le sien, pourrait découvrir en retrouvant son enfant quil a deux mamans.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi ce serait inacceptable. Cest un peu facile quand même de demander une reconnaissance pure et simple sous prétexte que les homosexuels sont comme tout le monde sans réfléchir aux problèmes que cela poserait dans les cas dabus. Quand un enfant à un père et une mère biologique, tout doit être fait pour que lenfant ait ses vrais parents. Les femmes ont lavantage biologique de porter lenfant et cest ouvrir la porte aux débordements de certaines (heureusement rares) irresponsables que de légaliser en ignorant les retombées négatives immédiates.
Par ailleurs jestime que lorsque lon est homosexuel, on prend la responsabilité de lêtre. Cest un choix de respecter les normes de la société ou de ne pas vouloir être conformiste, quil sagisse dopinions politiques, de tendances sexuelles, de fumer ou de quoi que ce soit dautre. Le fumeur na aucun droit de dire quon lui a filé le cancer, fumer a été son choix. Lhomosexuel na pas le droit de dire quon lui interdit davoir des enfants, ça a été son choix.
Le vrai problème, cest quon vit dans une société où tout le monde veut faire ce quil veut. Plus personne nest prêt à accepter le moindre désagrément. Dès quun couple ne va pas, au lieu dessayer de résoudre le problème, on divorce. Il y a des choses qui ne sont biologiquement pas réalisables sans intervention de lhomme, et au lieu daccepter ça vous exprimez votre frustration comme des petits enfants de 4 ans.
Je serai daccord avec la légalisation de loctroi de lautorité parentale à un partenaire homosexuel uniquement le jour où on aura eu une réflexion de fond, en prenant en compte non pas seulement le « problème » que les homosexuels déclarent avoir mais aussi les retombées négatives que cela peut avoir pour tous les gens qui ne sont pas homosexuels. Entre autres pas de reconnaissance quelconque si les deux parents biologiques existent.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 11:43 | Répondre | Alerter
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Lhomosexualité nest pas un choix..
Vous comprenez pas grand chose.
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
11:59 | Répondre | Alerter | Modifier
Si, cest un choix. Il y a des gens qui ont des pulsions et qui savent
les contenir, excusez-moi du peu. Car si, comme vous le dites, ce nest
pas un choix, alors le meurtrier en série nest pas non plus responsable,
il est né avec une envie de tuer.
Chacun a des envies et des fantasmes, mais certains décident consciemment de les réprimer au fond deux. Vous souhaitez laisser libre cours à votre envie dêtre avec un partenaire du même sexe, soit. Personne ne vous en empêche et ne vous dispute ce droit. Mais voler les droits dun géniteur dont lenfant est le sang et la chair au nom de cette envie, cest inadmissible.
La reconnaissance oui, mais pas si les parents biologiques existent, point. En revanche je nai rien contre ladoption dun enfant orphelin par un couple homosexuel.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:09 | Répondre | Alerter
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Je ne crois pas quon puisse associer les « fantasmes » dun
meurtrier à ceux des personnes homosexuelles. Il ny a rien avoir.
Aimer une personne du même sexe nest pas sanctionner, alors que, je crois, le meurtre lui entraîne une condamnation.
Rédigé
par : Ophélie | le 04 novembre 2011 à 12:18 | Répondre
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Comparer des désirs sexuels et des pulsions meurtrières
Vous êtes dune finesse !
Les désirs ne sont pas choisis. Les pratique oui. Les pratiques homosexuelles
sont un choix, oui. Donc vous conseillez davoir des pratiques non conformes
aux désirs ?
Mais vous soulevez
un point qui me semble important : il faut toujours revenir sur les origines,
les causes de lhomosexualité. Comme quoi il doit y avoir un problème
Cest ça qui revient : lhomosexualité cest moins
bien. Tout simplement.
Autant vous dire que pour moi, « lhomosexualité cest
moins bien », que ce soit pour des questions de procréation, de
Nature, déducation des enfants, cest clairement de lhomophobie,
comme « ces gens sont moins civilisés » est du racismes,
« les femmes doivent rester à la maison » est du sexisme
et « les juifs aiment beaucoup largent » est de lantisémitisme.
Mais rassurez-vous, vous navez quune forme bénigne dhomophobie.
Ca se soigne.
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:19 | Répondre | Alerter | Modifier
« Donc vous conseillez davoir des pratiques non conformes aux désirs
? »
Tout à fait. Je souhaite aussi cambrioler mon voisin car il possède des choses que je ne possède pas. Je me conseille de ne pas le faire pourtant.
En revanche je ne suis pas du tout daccord avec lopinion que lhomosexualité soit « moins bien », je ne vois pas du tout en quoi ce serait mieux ou moins bien. Quand aux causes de lhomosexualité, cest de mon point de vue inintéressant. Ce nest pas une maladie, donc il ny a pas à aller en chercher les causes.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:25 | | Alerter | Modifier
Non ce nest pas un choix, et ce nest pas que des envies
ou des pulsions.
Avez vous fait le choix dêtre hétérosexuel(le) ?
Rédigé
par : luinil | le 04 novembre 2011 à 12:26 | Répondre | Alerter
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Si cest pas un choix, la nature a donc decide que letre en question
ne se reproduirait pas, quil est donc defectueux en somme.
Ca pourrait donc se soigner.
Je vous conseille
de pas etre affirmatif sur ce sujet, ca pourrait se retourner tres vite contre
vous.
Surtout que les specialistes se penchant sur la question nont pas de reponses
eux meme.
Rédigé
par : Stephane | le 05 novembre 2011 à 09:17 | | Alerter | Modifier
Largument de la Nature qui revient encore et encore
.
Les hétéros
ne comprennent pas grand chose à lhomosexualité quils
aient des amis homos ou non
La Nature, bien saupoudrée de Droit, de Filiation, dhumain. La
Nature dont vous parlez est bien votre vision de la Nature, pas son essence.
Si vous voulez
catégoriser les humains comme des animaux pour les placer dans
la Nature on peut les comparer entre eux, non ? Lhomosexualité
est présente dans environ 500 espèces, de toutes sortes, du mammifère
à linsecte. Pleins danimaux élèvent seuls leur
progéniture
Blablabla.
Comme dit Godelier, un homme et une femme ne suffisent pas à faire un
enfant. Il faut pour faire un enfant, pas un père et une mère,
pas un homme et une femme, mais des spermatozoïdes et des ovules. «
Elle a fait un bébé tout seule » (Cookie Dingler). Et pourquoi
pas éléver un enfant à 5 ? Ce serait nocif pour lenfant
? Si oui, pourquoi ?
Que vous soyez pour ou contre lhomoparentalité, arrêtez de parler de Nature ! Vous habitez dans une grotte, vétus dune peau de bête ? Non. Vous parlez une langue qui na rien de naturel, mangez pas naturel mais transformé, etc.. Et toutes nos visions sont sociales, cest-à-dire héritées et contingentes, vouées à changer. Donc la famille nucléaire avatar de « un papa une maman » comme modèle nest pas lalpha et loméga.
Et jattends mieux que largument de la pente glissante (ou pente fatale) : si on fait ça alors il se passera ça, et tout va à vau-leau Vous pouvez assurément faire un argumentaire solide, donc, sil-vous-plaît épargnez nous les conséquences imaginaires et les ébranlements des fondements de la société. Le déconstruction du système de la filiation, oui déconstruisons. Comme on a déconstruit le rôle de la femme dans la société ces 50 dernières années. Est-ce que lon sen porte vraiment plus mal ?
Je crois quaucun pays qui a avancé sur ce terrain na dailleurs explosé. Il faut ajouter que lEspagne, qui a légalisé le mariage et ladoption par des couples homosexuels en 2005, a gagné la Coupe du Monde depuis.
Et parce quil
faut taper sur les hétérosexuels aussi : depuis quand les hétéros
seraient mieux à même déléver des enfants ?
Ah oui cest naturel, joubliais
. Nimporte crétin(e)
peut procréer. Et être un mauvais parent. Alors refuser la parentalité
à des gens à cause de leur orientation sexuelle
ce nest
pas ce que lon appelle de lhomophobie ? [Je sais que ce n'est pas
le propos de l'auteur, je m'écarte]
Lhomophobie institutionnelle nest pas vraiment de lhomophobie,
non ?
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
11:58 | Répondre | Alerter | Modifier
Nimporte quoi. Biologiquement vous êtes obligés de reconnaitre
que deux personnes du même sexe ne peuvent pas avoir un enfant ensemble
sans intervention humaine. Cela na rien à voir avec de lhomophobie.
Vous ne pouvez pas voler à un parent biologique sa chair et son sang. Ce nest pas acceptable et ça na rien non plus à voir avec de lhomophobie.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:13 | Répondre | Alerter
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Qui te parle de « voler » ?
Pourquoi un couple lesbien ne pourrait-il avoir un enfant quen « volant » sa semence à un homme?
Primo, elles ont souvent un ami prêt à jouer son rôle de père, secundo, les donneurs anonymes, ça existe. Et ils sont volontaires.
Rédigé
par : L. | le 04 novembre 2011 à 12:21 | Répondre | Alerter |
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Je nai jamais dit que 2 personnes de même sexe pouvaient avoir un
enfant
Lisez ! Jai dit, et je me cite : « Il faut pour faire
un enfant, pas un père et une mère, pas un homme et une femme,
mais des spermatozoïdes et des ovules. ».
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:22 | Répondre | Alerter | Modifier
Nous sommes tout à fait daccord alors. À partir du moment
où le parent biologique nexiste pas (et dans le cas de don de cellules
reproductrices cest anonyme donc on ne peut pas parler véritablement
« dexistance »), aucun problème.
Cest justement sur cela que doit porter la discussion à mon sens, non pas sil est légitime ou pas de reconnaitre un partenaire homosexuel comme parent, mais sous quelles conditions il est légitime de le faire.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:29 | Répondre | Alerter
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Mouais.
Mais cest tout le principe de ladoption. Un enfant séparé
de ses parents biologiques, ou son parent, pour aller avec dautres. Retiré
aux parents ou laissé par les parents.
Vous êtes contre, même pour les hétéros ?
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:35 | | Alerter | Modifier
Tout à fait, contre, même pour les parents hétérosexuels.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:41 | | Alerter | Modifier
Dans labsolu deux hétéros aussi vont avoir du mal a avoir
un enfant et lélever sans aucune intervention humaine
Rédigé
par : luinil | le 04 novembre 2011 à 12:28 | Répondre | Alerter
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Il ne sagit pas de voler à un parent biologique sa chair et son
sang.
Il sagit de reconnaître une autorité parentale à une
personne ayant le même sexe que le parent biologique pour que celui ci
puisse avoir des droits sur lenfant. Il sagit seulement dune
reconnaissance juridique, rien avoir avec le fait dexclure lautre
parent biologique.
Rédigé
par : Ophélie | le 04 novembre 2011 à 12:31 | Répondre
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Je ne suis pas daccord avec cela. Cest peut-être une «
simple » reconnaissance juridique pour vous, mais pour le parent qui est
seul, cest un coup extrêmement dur psychologiquement.
Et cela na rien à voir avec le fait que lon soit homosexuel ou non : cest exactement la même chose avec les enfants de familles hétérosexuelles divorcées. Je naccepterai jamais quune personne autre que moi ou la mère de mon enfant obtienne un droit parental sur mon enfant, quil sagisse dun homme ou dune femme.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:39 | Répondre | Alerter
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« Nimporte quoi. Biologiquement vous êtes obligés de
reconnaitre que deux personnes stériles ne peuvent pas avoir un enfant
ensemble sans intervention humaine. Cela na rien à voir avec de
la stérilophobie.
Vous ne pouvez pas voler à un parent biologique sa chair et son sang. Ce nest pas acceptable et ça na rien non plus à voir avec de la stérilophobie. »
Et du coup les stériles qui adoptent deviennent des voleurs denfants, cest logique.
Et donc vous nêtes daprès vous ni homophobe ni stérilophobes
Vous étouffez dhomophobie au contraire !
Rédigé
par : Sxilderik | le 04 novembre 2011 à 12:54 | Répondre | Alerter
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« Et parce quil faut taper sur les hétérosexuels aussi
: depuis quand les hétéros seraient mieux à même
déléver des enfants ? Ah oui cest naturel, joubliais
.
Nimporte crétin(e) peut procréer. Et être un mauvais
parent. Alors refuser la parentalité à des gens à cause
de leur orientation sexuelle
ce nest pas ce que lon appelle
de lhomophobie ? [Je sais que ce n'est pas le propos de l'auteur, je m'écarte]
»
Tous les pédo-psy vous le dirons. Il ny a pas de meilleur papa (ou maman) que son père (ou sa mère). Bien sur on trouvera toujours quelques exceptions de pédophilie, dalcoolisme ou de maltraitance, mais rien ne prouve que cest parce quon est homosexuel quon est vacciné contre toutes ces tares.
« Je crois quaucun pays qui a avancé sur ce terrain na dailleurs explosé. Il faut ajouter que lEspagne, qui a légalisé le mariage et ladoption par des couples homosexuels en 2005, a gagné la Coupe du Monde depuis. »
Je comprends maintenant pourquoi les All Blacks nous ont battus en finale
Rédigé
par : J | le 04 novembre 2011 à 15:18 | Répondre | Alerter | Modifier
Le problème de lhomoparentalité soulève surtout celui
de la multiparentalité.
Un couple homosexuel ne peut défier la nature et il faudra donc, pour
quils aient un enfant, lintervention dun(e) géniteur(trice).
Quid des droits de ce géniteur sur lenfant? Et si un jour le couple
homosexuel, reconnus parents, ne veut plus que le géniteur (qui na
donc pas de droits sur lenfant) puisse voir son « enfant ».
On fait quoi ce jour là?
On voit bien toute la galère dans laquelle on va sembarquer avec
ce genre de mesures. A quand les poules pondeuses rémunérées
en France
.
Rédigé
par : alex | le 04 novembre 2011 à 11:59 | Répondre | Alerter
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Et les couples bien hétéros qui ont des enfants, divorcent, se
remarient chacun de leur coté, etc
?
Cest pareil. Là aussi les gosses se retrouvent avec plusieurs « parents ». Là aussi lun des parents peut essayer de refuser à lautre le droit de voir lenfant. Arrêtez dimaginer des nouveaux problèmes, les hétéros les ont déjà tous inventés.
Rédigé
par : L. | le 04 novembre 2011 à 12:23 | Répondre | Alerter |
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Rien dans votre commentaire ne concerne spécifiquement les homo. Il peut
être réécrit exactement en envisageant un coupe stérile.
« Le problème
de la stérilité soulève surtout celui de la multiparentalité.
Un couple stérile ne peut défier la nature et il faudra donc,
pour quils aient un enfant, lintervention dun(e) géniteur(trice).
Quid des droits de ce géniteur sur lenfant? Et si un jour le couple
stérile, reconnus parents, ne veut plus que le géniteur (qui na
donc pas de droits sur lenfant) puisse voir son « enfant ».
On fait quoi ce jour là?
On voit bien toute la galère dans laquelle on va sembarquer avec
ce genre de mesures. A quand les poules pondeuses rémunérées
en France
. »
Avouez donc, et peut-être dabord à vous-même (sauf si vous êtes tout aussi opposé au mariage et la parentalité des couples stériles) que votre commentaire nest quune manifestation épidermique de votre rejet de lhomosexualité, de votre homophobie primaire.
Rédigé
par : Sxilderik | le 04 novembre 2011 à 12:40 | Répondre | Alerter
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Merci de présenter cet argument qui montre lhypocrisie de base
de parents homosexuels voulant avoir un enfant « naturel ». Un parent
homosexuel non impliqué dans la conception na pas plus de droit
que le géniteur biologique et cest totalement arbitraire de prétendre
quun tel parent peut obtenir les droits sur lenfant et non pas le
géniteur.
Que dire du géniteur biologique cédant tous ses droits ? Et bien quil a des devoirs et que la paternité/maternité nest pas un concept commercial ni même relevant du simple vouloir individuel.
Pour un homosexuel
vouloir un enfant de son sang relève de la plus belle contradiction qui
soit puisquil utilise un moyen contraire à sa nature pour obtenir
ce quil veut. Cela relève dun certain point de vue du cas
psychiatrique ou du moins dun aveuglément volontaire sur sa condition
au profit du seul intérêt personnel.
Cela ne poserai pas problème si cela nimpliquait pas la création
dun système juridique délirant (différente notions
de parents, partage des droits et des devoirs,
) là ou le simple
bon sens suffit.
Rédigé
par : Helvète | le 04 novembre 2011 à 12:42 | Répondre
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Quand je relis malheureusement les commentaire des participants, jarrive
à la conclusion que la société française, malgré
la publicité quelle se fait dêtre un état de
droit, compte encore des gens dont le racisme est le moteur. On a pas le droit
de juger autrui. La loi est faite pour protéger les intérêts
de TOUT LE MONDE. Le contre-nature que vous revendiquez nest en fait que
Nature qui reprend le dessus à chaque fois. Si on a lesprit tordu,
on cherchera du côté des droits denfant, mais ne voyez-vous
pas quun enfant vivant au sein dune famille homoparentale, aimé,
éduqué et surtout reconnu a plus de chances davoir une vie
équilibrée quun malheureux vivant au sein dune famille
déchirée entre un père absent et une mère qui bosse
?!
Rédigé
par : Placebo | le 04 novembre 2011 à 12:14 | Répondre | Alerter
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Et quand bien même ! Alors dans ce cas, on introduit le permis parent,
allons-y ! Tous ceux qui nont pas le permis avec mention ont linterdiction
de procréer !
Quun parent soit le parent idéal ou non, il reste le parent de lenfant. On na aucun droit de lui enlever cet enfant.
En revanche, à partir du moment où le parent en question est décédé, cest autre chose.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:21 | Répondre | Alerter
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« On na aucun droit de lui enlever cet enfant. »
Quand bien même les parents sont nocifs pour lenfant ?
Dites-ça à un juge. A une assistante sociale. Ou à un enfant
battu ou abusé.
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:25 | Répondre | Alerter | Modifier
Quand les parents ont été reconnus nocifs pour lenfant,
cest une autre affaire. Mais pas tant que les parents nont pas été
reconnus nocifs pour lenfant, en particulier pas quand on vit «
au sein dune famille déchirée entre un père absent
et une mère qui bosse ». Ce nest pas suffisant pour faire
reconnaitre les parents nocifs, et vous le savez.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:34 | Répondre | Alerter
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Là où nous divergeons est limmportance accordée à
la biologie, je crois.
Moi je ny vois pas grande importance. Vous le contraire.
Je ne crois pas que lon soit parent parce que lon a fécondé
: on est géniteur.
Devenir parent demande beaucoup plus. Léducation est ce que fait
un parent. Un géniteur na pas fait grand chose.
Les homos sont donc parents une lesbienne dun couple peut aussi
être génitrice. Les hétéros passent par le stade
géniteur avant celui de parents. Mais ils y en a qui ne vont pas jusque
là.
Rédigé
par : Maurice Pancake de la Villardière | le 04 novembre 2011 à
12:40 | | Alerter | Modifier
Cest effectivement le point où nous divergeons, mais pas tant que
cela à vrai dire. Léducation fait la parenté, nous
sommes daccord. Mais je pars de la base quun géniteur à
le devoir déduquer son enfant et le fait. À partir du moment
où il y a un manquement grave et attesté à ce devoir, nous
avons des lois qui permettent de retirer lautorité parentale au
géniteur.
Je nenvisage loctroi de lautorité parentale à un non-géniteur quà partir du moment où une des deux autorités parentales vient à être vacante, que ce soit par mort ou part fuite du ou des géniteur(s). Que ce non géniteur soit homosexuel ou non ne joue aucun rôle.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 12:55 | | Alerter | Modifier
La priorité doit bien sur être donné au parents biologique,
cest évident, mais 2 parents du même sexe valent mieux que
pas de parents du tout.
Mais lexemple dun homme et dune femme reste indispensable pour tous les enfants !!
Rédigé
par : Pilou | le 04 novembre 2011 à 12:25 | Répondre | Alerter
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La priorité doit être donnée au bien de lenfant, et
nul na jamais prouvé que lassurance davoir un parent
homme et un parent femme est nécessaire et suffisante pour le bien de
lenfant soit effectif.
Au contraire, lamour entre les parents, et des parents envers leur(s) enfant(s) est primordial.
Et le sexe desdits parents ne rentre plus dans léquation.
Rédigé
par : sxilderik | le 04 novembre 2011 à 12:45 | Répondre | Alerter
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« Et le sexe desdits parents ne rentre plus dans léquation.
»
Sauf pour le modèle masculin (ou féminin). Labsence dun père (ou dune mère) rentre dans léquation. Cela rajouté aux problèmes des familles recomposées.
Rédigé
par : J. | le 04 novembre 2011 à 15:26 | Répondre | Alerter |
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« Dans ce cas on serait passé à côté de nombre
de problématiques sociales de première importance au fur et à
mesure de lhistoire. Et déjà, pour ne prendre que le premier
exemple qui me vient à lesprit et reste dans les préoccupations
de Mme Boutin, on naurait pas du parler de lIVG. »
En même temps, Mme Boutin est assez contre lavortement et lévolution de la société en général. Du coup, je reste assez persuadé que de ne pas débattre de nombre de problématiques sociales ne va pas lempêcher de se lever le matin.
Rédigé
par : Cyrille Berger | le 04 novembre 2011 à 12:35 | Répondre
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Franchement a partir du moment ou vous passez dhomoparentalité
à inceste ou a parentalité a plus de deux, vous mavez perdu.
Vous faites là un passage totalement gratuit et sans fondement vers des
choses sans lien, juste pour discréditer lhomoparentalité.
Quel est le rapport
entre un couple (quelque soit le sexe des personnes) et linceste ?
Quel est le rapport entre élever un enfant en couple et lélever
en groupe de plus ? (sachant quau passage, même si une ou deux personnes
sont légalement responsables de lenfant, le nombre de personnes
qui lélèvent est bien plus important, a commencer par tous
les enseignants
)
Les derniers paragraphes de ce texte me semble plus du domaine du troll que
de la réflexion ..
Rédigé
par : luinil | le 04 novembre 2011 à 12:35 | Répondre | Alerter
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Aujourdhui, en France, davantage de gens ayant UNE PART DHOMOSEXUALITE
sont touchés par la parentalité (18%) que par le virus du VIH
(12% env.).
Source : Sondage IFOP de juin 2011 (http://www.tetu.com/actualites/france/une-enquete-exclusive-repond-enfin-a-la-question-qui-sont-les-homos-francais-19675/10)
Sur le sujet, ne croyez-vous pas que Monsieur Philippe DE VILLIERS aurait quelque chose dintéressant à nous dire ? Quen pense t-il ?
Rédigé
par : Benjamin J | le 04 novembre 2011 à 12:39 | Répondre | Alerter
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bien que héteros je soutiens lhomoparentalité (donc pas
damalgame avec « les héteros tous pareils » on ne sen
sortira pas sinon!!)
quand je lis largument du géniteur à la recherche de son
enfant et qui saperçoit quil a 2 mamans, ohh scandale!! pourtant
ce phénomène se passe aussi chez les couples héteros, sauf
que cest encore plus vicieux car lenfant pense que son papa «
adoptif » est son père géniteur, et on le retrouve aussi
dans les familles adoptives, combien denfants recherchent leurs parents
géniteurs, mais un peu de communication dans la famille fait que tout
se passe bien
largument du choix dêtre homos me fait bien rire, un fumeur
ne choisit pas de fumer il tombe dans un piège donc ce nest pas
comparable (pour les personnes qui lont sciemment comparés), on
ne choisit pas daimer quelquun quil soit de même sexe,
dune couleur de peau ou dune religion différente, alors quand
jentends certains dirent quil faut refouler nos sentiments alors
je dit continuais a vivre frustrer mais nemmerder pas les gens qui souhaitent
vivre épanouie.
en fait au final on séloigne du sujet pour débattre sur
la légitimité des couples homos
en 2011 en france, après
des années de luttes pour nos droits (parce que si les femmes ont aujourdhui
certains droits on peut aussi remercier les mouvements féministes lesbiens),
lhomophobie est toujours bien présente mais bien cachée
(et oui en société on ne dit pas jaime pas les homos mais
derrière un ordi on se le permet).
pardonnez pour les fautes dorthographe
Rédigé
par : choupy | le 04 novembre 2011 à 12:49 | Répondre | Alerter
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Rien de plus « naturel » que lhomosexualité. On sait
que les Bonobos pratiquent volontiers la bisexualité par exemple. Et
quantité dautres espèces sadonnent avec bonheur à
des pratiques dites homosexuelles. On peut même supposer, dans une perspective
darwinienne, que cela participe à certains rééquilibrage
démographique. Lhomosexualité aurait par exemple peu de
chance de se trouver dans une population réduite à quelques individus
et proche de lextinction. Elle augmenterait par contre dans le cas inverse,
quand les ressources sont menacées par la surpopulation. Avec 7 milliards
dhabitants on peut imaginer que la tolérance envers les homosexuels
va continuer daugmenter. Peut-être même jusquà
devenir une nouvelle norme morale?
Rédigé
par : michel brunet | le 04 novembre 2011 à 12:57 | Répondre |
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Ce qui me gêne le plus dans tout ça, cest lattitude
de beaucoup de sympathisants homosexuels dans leur réponse depuis le
premier commentaire. On crie à lattentat, alors quau fond
ils suffirait dexpliquer aux hétérosexuels quelle est votre
position sans être agressifs.
Je viens davoir une discussion plus haut tout à fait calme et posée malgré un début assez violent qui me montre que certains ont une position tout à fait réfléchie, et quau final mes réticences nont rien à voir avec lhomosexualité mais seulement avec loctroi de lautorité parentale à un non-géniteur de manière générale, que ce non-géniteur soit homosexuel ou pas.
Montrez plus de tact et de diplomatie, les hétérosexuels seront plus enclins à accepter votre point de vue.
Rédigé
par : Iserb | le 04 novembre 2011 à 13:04 | Répondre | Alerter
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« laffirmation du droit [..] de tout enfant y compris porteur de
handicaps à des parents qui lélèvent comme tel. La
société peut gager ce droit là »
=> Arf ! Si elle ne trouve personne, elle fait comment, la société ? Elle choisit un couple par tirage au sort ?
Mais je vous accorde que si le droit davoir des parents pose un problème de garanti, le droit davoir un enfant serait, lui, une monstruosité juridique et morale.
» On ne devrait donc réfléchir quà ce qui a cours et ce qui est légal ? Dans ce cas on serait passé à côté de nombre de problématiques sociales de première importance au fur et à mesure de lhistoire. »
=> Vous avez raison. Il faut étudier les « problématiques sociales de première importance ». Tiens, pourquoi ny a-t-il pas les familles polygames dans le programme récemment modifié ? Cest une problématique mineure ?
Rédigé
par : Curieux | le 04 novembre 2011 à 13:56 | Répondre | Alerter
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Je suis bien daccord sur le fait que seul lamour des parents compte
réellement, et ne doute nullement quun couple homosexuel puisse
élever un enfant (sûrement bien mieux que certains couples hétérosexuels
sois dit en passant).
Bien sûr certains dentre vous ont soulevé le problème du bien-être de lenfant, chacun ayant ses arguments, etc. Mais le problème principal, a mes yeux, nest pas le « regard » des adultes vis-à-vis du couple homosexuel, de lacceptation de lhomosexualité, des normes sociales, etc., mains principalement le regard des autres enfants vis-à-vis de cet enfant avec des parents homosexuels.
Or il se trouve
que les enfants, particulièrement au collège voire en primaire
peuvent être particulièrement méchants et cruels entre eux,
nhésitant pas à blesser, verbalement ou psychologiquement
ceux qui sont « différents », et a mon humble avis, il ne
fait nul doute que lenfant dun couple homosexuels subira les moqueries
et insultes des autres, avec « un papa pédé » ou autres.
Alors oui me direz-vous, la vision du monde de ces enfants est conditionnée
par celle des parents, et il suffirait alors de changer cette acceptation de
lhomosexualité chez les parents, les adultes, pour que ce problème
des enfants disparaisse, mais comme lon dis certains, nous sommes 7milliards
sur cette belle planète, et RIEN ne pourra changer facilement la mentalité
de ces milliards adultes, nous ne sommes pas dans un compte de fées,
au mieux, il faudra repasser dans 50 voire 100 ans, le temps que la société
ai évolué.
Tout cela pour dire que je ne pense pas que lhomoparentalité puisse être appliquée aujourdhui, pas avec la mentalité actuelle, car il en va du bien-être de lenfant qui, ne loublions pas, se forge sa future personnalité de petit adulte puis dadulte à lécole, et le rejets par les autres enfant finira peut-être par se transférer vers une haine de ses deux parents, quil verra peut-être comme la cause de son malheur.
Peut-être que certains me diront que lhomoparentalité, si elle était autorisée, permettrais daider justement a mieux faire rentrer lhomosexualité dans les normes sociales, et donc déviter tous le problème que je viens de citer, mais dans ce cas-ci, cela signifierait-il que lon devrait « sacrifier » une ou deux générations denfant issus dun couple homoparental, pour le bien-être des générations suivantes ? je ne crois pas non-plus
Rédigé
par : Anon | le 04 novembre 2011 à 14:58 | Répondre | Alerter
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Je ne suis pas militant dans lâme. Mais il me semble quil
est temps que la FRANCE débate sérieusement de lHomoparentalité
: au-delà des peurs, des caricatures, des idéologies
Des
dizaines de milliers de situations de faits nous y invitent et nous donnent
le recul nécessaire pour peser et sous-peser. Certains pays expérimentent
déjà. De quoi avons-nous peur?! Que des parents homos fabriquent
de petis homos? Que des familles homoparentales dynamitent la Famille traditionnelle?
En Vérité, les « hétéros » ne sen
sont-ils pas déjà chargés eux-mêmes : mariages arrangés,
adultères, divorces, concubinages
? Craignons-nous que cela ouvre
la voie au mariage homosexuel?! Que lHumanité qui vient
de passer le seuil des 7 milliards en soit ébranlée, menacée?!
Soyons sérieux! Débattons sérieusement. Il paraît
que le Débat est le propre dune démocratie.
Rédigé
par : PARIS Paul | le 04 novembre 2011 à 15:02 | Répondre | Alerter
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Le partage non pas de lautorité parentale mais de léducation
des enfants existent déjà avec les parrains et marraines quils
soient civiles ou religieux. Je ne vois donc pas ce qui mettrait en péril
notre société à concéder à deux parents de
même sexe lautorité parentale. Qui plus est, la France apparait
vraiment TRES en retard dans lEurope daujourdhui et bien plus
en retard que certains pays réputés beaucoup plus chrétien
!
Rédigé
par : Managai | le 04 novembre 2011 à 15:07 | Répondre | Alerter
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La référence a un reste de judeo-christianisme me semble fausse
car le couple monogame est un héritage de lantiquité romaine,
et le christianisme est là sans doutes plus héritier de Rome que
du Judaïsme.
Rappeler lhéritage du monde romain cest souligner que la famille nest pas quune filiation daffection et déducation dans lenfance mais aussi lunité par laquelle se fait le transfert du patrimoine économique, question dont lhistoire montre quelle a partie liée avec la limite fixée à lEtat et donc la liberté.
Si je souligne ce point cest quil ne va pas de soit que le monogamisme occidental doive simposer dans lavenir si la liberté est la règle : et le groupe collectif dont vous parlez sous forme de plaisanterie est déja en oeuvre dans la famille polygame trés fréquente sous nos cieux, au nom de quoi devons nous la combattre ?
Rédigé
par : Jeaan-Marie | le 04 novembre 2011 à 15:20 | Répondre | Alerter
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Je suis scandalisée aussi bien par larticle lui-même que
par les commentaires qui suivent. Dune part, lhomophobie latente
des uns est proprement une réaction dun autre âge ; dautre
part les réactions radicales et sans mesure de certains autres font frémir
ou rire : avec pour armes dans les deux camps le surgissement de linceste
on ne sait trop pourquoi -, la convocation de la fameuse Loi de Nature,
la réduction des multiples cas de figures possibles à des images
dEpinal (la « bonne » famille homoparentale versus la «
mauvaise » famille hétéroparentale
), et même
la réaction supposée du géniteur qui retrouverait son enfant
abandonné entre les griffes dhomosexuels inaptes et inadaptés.
Bien. Et si on reconnaissait finalement quun débat ne se mène pas à coups de préjugés ? Si lon partait simplement dun fait social, à savoir que de fait il existe des familles homoparentales ? Le débat théorique à mon sens a amplement été rattrapé par la nécessité pratique. La reconnaissance formelle du droit à lhomoparentalité naura sans doute quune influence réduite sur le nombre des adoptions homoparentales. Il sagit bien plutôt dune solution de régularisation permettant dencadrer divers aspects de la vie pratique (outre bien sûr sa dimension symbolique de reconnaissance sociale). Par exemple, il parait en droit impraticable quà la mort dun de ses deux parents un enfant doive quitter en même temps lautre parce quil nest pas reconnu juridiquement comme étant son enfant. Je my refuserais par principe, quelle que soit lorientation sexuelle des parents. Je ne souhaite pas toutefois engager un débat moralisant ; jaimerais au contraire quon envisage laspect éminemment pragmatique de la question du droit à lhomoparentalité.
Cest pourquoi
je redoute que ce questionnement soit donné tel quel à des classes
de terminales. En labsence de cas concrets, en labsence dun
champ dhorizon dans lequel lhomoparentalité pourrait être
vue et reconnue, que susciterait-on dautre que de telles discussions de
comptoir ?
Il y a quelques mois, un article paru dans Le Monde, signé S. Agacinsky,
faisait paraitre la lenteur dadaptation de certains intellectuels eux-mêmes
quant à cette question.
Jattends donc avant tout débat fallacieux un recentrement
du débat sur les faits et sur les problèmes quune loi, sil
devait y en avoir une, permettrait de résoudre. Dès lors je ne
doute pas quon conçoive alors lhomoparentalité
comme un réel progrès ou comme un moindre mal que le débat
sur celle-ci sessoufflerait de lui-même.
Rédigé
par : M | le 04 novembre 2011 à 15:31 | Répondre | Alerter | Modifier
La question soulevée par ce blog est une de ces questions capitales qui
parcourt notre société et on ne peut remercier quelle soit
éclairée dun point de vue un peu averti et dépassionné.
Le débat sera encore long pour des raisons précises qui touche
à lévolution même de notre société sous
la pression des divers acquis des droits certes mais aussi de la science. La
question de lhomoparentalité nest pas déconnecté
par exemple et probablement dans un futur proche de la procréation sans
parent. On y arrivera fatalement, que représente 40 ou 50 ans au regard
de lhistoire et de lanthropologie dans ce domaine là.
De même chacun a appris cette semaine quune équipe française
de surcroit avait réussi la prouesse de dédifférencier
des fibroblastes cutanés centenaires en fibroblastes souches vigoureux
comme des nouveaux nés.
Dés lors les questions qui touche à la filiation et a toutes ces
choses horriblement compliquée sont devant nous. Mais cest un truisme
depuis longtemps.
Dés lors encore il me parait indispensable pour sorienter dans
ce débat de tenir compte de certains éléments humain ou
dhumanisation.
Et notamment comme le rappelle entre les lignes le blog que ce qui fait la nature
de lhomme cest précisément dêtre psychiquement,
que ce soit homo, hétéro ou tout ce que chacun veut, hors nature.
La nature de lhumanité est dêtre hors nature, cest
ce qui nous distingue dans le règne animal auquel nous continuons à
participer ( raison pour laquelle elle la détruit allègrement,
cest un autre sujet) et nous savons, nous avons repéré,
nous avons appris précisément que la culture, au sens large, le
hors nature humain ne sengage que de la prohibition de linceste.
Cest à dire de linsertion dun tiers dans la relation
duelle « mère »-enfant ( mère ou ce qui en tient lieu
). M le juge avait donc raison de le rappeler sans aucune connotation morale.
Le deuxième point en ce qui concerne la filiation, le droit et notre
modernité, cest bien que notre nature culturelle vivante némerge
que de racines biologiques nécessitant jusquà nouvel ordre
le deux de la différence des sexes. La pauvreté et la rigidité
de ce système est certes navrante mais elle résiste, plus pour
longtemps vous mavez compris, donc elle nous fait causer. Mais nous navons
accepté et appris ( difficilement, petite note pour les censeurs de la
grammaire) à parler dialoguer, écrire, penser que du respect et
de lapplication de linterdit de linceste. Homo, hétèro,
trans, empailleté, eprouveté, cloné, redifférencié
et autres qui vont sinventer il nous reste a devenir humain toujours plus
humain, sortir de son petit ego, de sa petite différence, de son petit
rapport narcissico-incestueux à soi même et ça cest
pas gagné vu la teneur de nombreux commentaires et la revendication des
droits, car cette chose là cest un devoir.
Merci M le juge.