
| La parole de l'enfant |
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Dans une vision classique l'enfant
- l'infans du droit romain - n'a pas de parole audible dans la mesure
où il ne sait pas discerner le bien et le mal, le permis et
l'interdit. Et puis les enfants parlent ... Il faut déjà créer des conditions favorables à leur expression. En matière policière et judiciaire cette attitude est essentielle. Il faut aussi avoir en tête qu'un enfant ne s'exprime pas seulement par la parole. Il faut donc observer son comportement, ses attitudes, ses gestes, ses silences. En vérité, la question n'est pas tant celle de l'expression de la parole de l'enfant que du poids qu'il convient de lui accorder. Dire qu'un enfant est en droit de s'exprimer ne veut pas dire que les adultes sont en devoir de lui donner satisfaction en tout et qu'ils sont quitte de toutes responsabilités. Souvent il ne s'agira que d'un avis; parfois l'enfant disposera d'un droit de veto. il lui arrivera même de pouvoir agir seu. Ce sera le cas s'agissant des actes usuels ou de certains actes que la loi l'autorise à accomplir. Ajoutons que dire que l'enfant peut s'exprimer ne signifie qu'il dit systématiquement la vérité. il peut se tromper ou tout simplement mentir ... comme un adulte, L'affaire d'Outreau à contribuer de décribiliser la parole des enfants ... aux oreilles de ceux qui jusque-là ne voulaient pas l'entendre ou étaient tombés dans angéliques. Il faut à l'égard des enfants comme de quiconque conserver un sens critique. Reste que les enfants d'Outreau ont bien été violentés. JP Rosenczveig voir égalementle dossier Protection del'enfance 7 documents au 25 avril 2011 Voir aussi les ouvrages de Pierre
VERDIER et dans mon cours de Master II :" L'enfant victime face à la justice " |
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