
| Le secret professionnel en travail social |
Le secret professionnel :
entre l'obligation de se taire et l'obligation de parler, être au clair et ... être prudent
Les interlocuteurs des services sociaux ont le droit à la confidentialité des informations qu'ils confient explicitement ou non au travailleur social; il en va du respect de leur vie privée mais aussi de la crédibilité de l'intervenant social. On peut rendre des comtes aux victimes des "fuites" ( resposnabilité civile); on peut aussi rendre des comptes à son employeur pour n'avoir pas su rester discret. La société n'hésite pas à punir ceux qui violeraient cette obligaiton de discrétion : c'est la zone du secret professionnel qui vise à garantir et crédibiliser une prestation, en l'espèce sociale, dans l'intérêt de tous et de chacun.
Reste qu'il est des cas dans lesquels cet intervenant social ne peut pas taire ce qu'il sait sans risquer de contribuer au developpement ou renouvelement de faits particulièrement graves. Tout un chacun,y copris le professionnel se doit donc d'agir et pourquoi pas de parler si une personne se trouve en danger ou si une infraction est susceptible de se reproduire. Tout simplementnombre d'intervenants dnas une situation disposent de bribes d'informations qui réunies et cohérées permettraient de mieux l'analyser et surtout de mieux réagir au profit même de la personne interessée.
Qui doit se taire ? Sur quoi? Quand doit-on parler? Quand peut-on parler? Que risque-t-on? Autant de questions qui aujourd'hui ne sont plus seulement celles des professions médicales, mais des intervenants sociaux.
Elles donnent le sentiment d'une législation bourrée de contradictions, en tous cas qui déroutent l'intervenant.
En vérité, la loi n'est pas si contrdictoire qu'elle parait. La loi reconnait une relative marge de manoeuvre au professionnel; elle l'invite alors à se référer à sa déontologie et aux règles de son service et au final à son éthique personnelle quitte à rendre des comptes devant les juges, ses employeurs, ses pairs ou sa conscience.
L'actualité du sujet est double et en réalité porteuse d'une certaine cohérence :
1° les deux lois du 5 mars 2007 sur la protection de l'enfance et sur la prévention de la delinquance ont légalisé le partage d'information entre professionels en matière sociale comme on l'avait fait en 2002 en matière médicale. Nous y appelions. Reste à gérer les contradicitons entre les deux textes.
2° le maire peut entrer dans la confidentialité comme le voulait le ministre de l'Intérieur. La loi Prévention de la délinquance du 5 mars 2007 est bien sûr très préoccupante sur ce point notamment. Mais il faut la lire de près pour y trouver la confirmation qu'il n'existe toujours pas une obligation de parler même au maire, mais une possibilité, ce contrairement à l'idée que se repand aujourd'hui.
Matière délicate s'il en est, mais indispensable à travailler pour tous les professionnels de l'enfance avec quelques références en tête comme on a tendance à trop parler; il faut echanger à bion escient, la loi n'apporte pas de reponses toutes faites, il faut réfléchir, etc. .
JP Rosenczveig,
26 novembre 2005 revisité pour la dernière fois le 6 septembre 2010
16 documents au 6 septembre 2010
Voir aussi les ouvrages de Pierre VERDIER
et les développements que je consacre à ce sujet dans le "Dispositif français de protection de l'enfance"
Vous trouverez ci-joint les textes applicables, un disporama remettant ces textes dans le bon ordre du raisonnement à suivre. Voir aussi le Dispositif français de protection de l'enfance (JP Rosenczveig, chapitre V)
Bien évidemment, je vous renvoie à notre livre , "Le secret professionnel en travail social en 100 questions", Pierre Verdier - JP Rosenczveig, Ed. Jeunesse et Droit /ed. Dunod réédité en mai 2008 et aux "Responsabilités en travail social", Ed. Jeunesse et Droit /ed. Dunod, 2006