
Le debat sur le voile à l'école
Allez voir les nombreux commentaires faits à chaud dans "L'actualité au jour le jour"
LE VOILE EN QUESTION
Le débat sur le port du voile
islamique à l'école par les élèves etvoire par
des professeurs, devient emblématique d'une reflexion sur la République.
Le monde de l'entreprise lui-même y est confronté. L'administration
n'y échappe plus. Nettement notre univers judéo-chrétien
supporte mal la confrontation à un certain Islam - nombre de musulmans
contestent l'obligation du port du voile - surtout quand il cherche à
s'affirmer ostensiblement; ce débat sur espace public et respect de
la liberté individuelle croise aussi celui du statut fait aux femmes.
Pour beaucoup - et j'en suis - le port du voile est bien un signe d'aliénation-
même intégré - des femmes; dans certains cas il se veut
affirmation d'une appartenance communautaire de la part dejeune files qui
peuvent avoir le sentiment de n'être pas intégrées dans
notre société; plus grave il peut se reveler instrument d'une
stratégie néo-fondamentaliste pour réislamiser l'Orient
et inslamiser l'Occident" ( Cynthia Fleury du CNRS) comme on voit des néo-naturalisés
refuser le discours d'intégration citoyen prononcé par le prefet
en affirmant ne pas partager ses valeurs!
L'attitude à tenir prend chacun dans des contradictions évidentes
et ce sujet est de nature à exarcerber mille passions.
Il est clair que si nous restons sur le strict terrain de l'affirmation de
convicitons religieuses il est difficile d'interdire le voile chez les élèves;
en revanche sur le deuxième (aliénation des femmes) et surtout
le troisième terrain ( interpellation frontale de la société
occidentale laique) on peut fonder un interdit.
Je vous livre ici quelques textes de réflexion avec le souci simple
d'appeler l'attention des uns et des autres sur le fait qu'on ne peut pas
un jour oublier les engagements que l'on a souscrit la veille : la CIDE en
son article 14 doit ici être une référence dans le temps
où nombreux sont ceux qui sur tous les côtés de l'échiquier
politique pensent résoudre le problème par la la loi. Mais quel
serait le champ de cette loi? Pourrait-elle ne pas interdire le port de tout
signe religieux ? D'autres entendent éliminer le problème en
revenant au port d'un uniforme scolaire.
Reste posée la vraie question : la faiblesse de la laicité au
regard de la montée du religieux. Des équilibres sont aujourd'dhui
remis en cause sous les coups de butoir des islamistes "durs" qui revendiquent
non seulement le port du voile, mais l'autorisation d'absence le temps du
Ramadan et désormais des jours fériés chômés.
Vous reléverez déjà par la datation de certains de ces
documents que cette question n'est pas d'aujourd'hui. Nous la posions déjà
voici dix ans.
La loi du 15 mars a recherché un compromis : elle n'interdit pas l'expression
de toute conviction religieuse mais simplement celles qui sont ostensibles!
; la circulaire du 18 mai 2004 fut on ne peut plus délicate à
écrire. On en a connu trois versions.
Le débat public était apaisé a priori ...
jusqu'à la rentrée 2004-2005 où un test en grandeur nature
devait se presenter. En vérité on n'a rien vu d'extraordinaire.
Seule une soixantaine de jeune filles continua de vouloir porter le voile.
Après une concertation elles furent exclurent de l'Educaiton Nationale,
généralement pour se retrouver scolarisées dans le privé
Dans l'esprit du Comité des experts de l'ONU et des Recommandations délivrées le 4 juin 2004, il fallait
en effet veiller à ce que les jeunes filles ne soient pas privées
du droit à l'éducation. La républioque avaitmarqué
une mlimité à ne pas franchir : l'école doit rester un
terrain non religieux.La loi sur le port de vétements
cachant le visage - pour ne pas parler de loi anti-burka - devait en 2011
marquer un autre limite dans l'espace public.
L'une comme l'autre s'imposaient dans un pays laïc.
JP Rosenczveig,
créé le 4 juillet 2004, reactualisé
en avril 2011
9 textes et documents au 25 avril 2011
