"Des sauvageons qui vivent dans un monde virtuel !"


Pour une fois on ne peut qu'être d'accord avec le ministre de l'Intérieur. J.P. Chévenement voit juste quand il s'efforcen de comprendre ces jeunes qui, sans avoir 15 ans ou à peine pour le plus âgé, ont commis un hold-up avec cagoule et 357 magum pour quelques sous chez unecommerçante qu'ils connaissaient, avant de la tuer d'une balle devant sa résistance. On sait qu'en moyenne un jeune voit 3 500 morts violentes par an à la télévison. Souvent ils ne voient plus la vie que par écran interposé et seuls, sans dialogue avec des adultes qui relativiseraient les choses et leurs raméneraient les pieds sur terre.

Dans notre enfance nous avons vu des centaines et des centaines de méchants indiens et quelques cow-boys pas assez forts pour être des héros se faire abattre devant nos yeux. Mais à l'époque notre univers ne se bornaient pas qu'à ces films. Surtout, nos parents étaient là qui joueaient leur rôle protecteur.

Il est donc en temps de reveiller tout le monde et d'abord les adultes pour renouer un lien avec leurs enfants. Plus facile à dire qu'à faire quand trop de parents sont absents du territoire national, ou sont disqualifiés par le chomage, la maladie ou l'incapacité à maitriser les codes sociaux pour être issus de l'immigration pauvre quand tout simplemernt ils ne sont pas inexistants pour ne pas avoir reconnu leurs enfants.

On voit bien alors qu'il ne faudra pas plus se satisfaire demain d'incantations qu'ot ne pouvait accepter d'entendre hier un hymne au recours aux nouvelles "maisons closes" de rééducation.

C'est bien une stratégie plus fine et plus complète qu'il faut mener pour rendre aux enfants des parents réels et non plus virtuels.

Casamenor

mars 1998


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