Point de vue sur l'appel de fonds privés lancé par Villages d'Enfants SOS
On peut certes être surpris qu'un organisme qui prend en charge des enfants sur mandat public (administratif ou judiciaire ) ouvrant droit à prix de journée ait besoin de faire appel à la générosité publique. Est-ce à dire que ce prix de journée payé sur nos impôts dans le cadre de cette mission de service public et négocié chaque année serait chiche ? Tel ne semble pas être le cas aux dires des intéressés.
Reste que les mots ont du sens. Les Villages d'Enfants se veulent une initiative associative, donc privée. En théorie, les associés doivent disposer de moyens propres - en énergie et en finances - pour tenir leurs objectifs. L'argent public ne doit venir qu'au regard de missions à elles spécialement confiées . Cela est rarement le cas. Le plus souvent les associations sont au pire des faux-nezs de l'administration, au mieux des structures para-publiques financés à 100 % par la puissance publique. Et disons le aussi , l'argent public fini par généré un patrimoine dont l'association a le sentiment d'être propriétaire alors qu'en bonne logique il appartient à la société !
Dans ces conditions, je ne suis pas choqué qu'une association recherche des financement privés pour disposer de fonds propres. Encore faut-il qu'on tienneun discours clair et que l'on ne demande pas aux donateurs de financer ce qui l'est déjà et normalement par la puissance publique. Villages d'Enfants répopnd sur ce point. Cela suppose ensuite une clarté dans la tenue des comptes et dans les débats avec les instances dirigeantes et de contrôle de l'institution. Plus que jamais cela implique de fonctionner sur objectifs ; chacun devant savoir ce qu'il finance et ce qu'il prend en charge.
Observons que cette clarté n'est pas toujours acquise et que des ambiguïtés peuvent exister. Or dans la période que nous vivons où tant de détournements de fonds publics ont pu s'opérer, on voit ce que le social aurait à perdre à ne pas respecter cette règle du jeu et delaisser s'insinuer le doute. On doit donc saluer l'initiative prise par les associations réunies autour de la Charte de déontologie. Après tout cette démarche s'imposait aussi pour ne pas tuer la poule aux oeufs d'or.
Dont acte aussi à Village d'Enfants sur sa proposition de rencontre. Le JDJ serait bien inspiré de consacrer un dossier à la démarche des Villages d'Enfants dans le pluralisme de ses illustrations.
J. P. R.