Réitération et récidive
On s’inquiète régulièrement qu’un enfant délinquant puisse repasser à l’acte malgré une interpellation policière, sinon un avertissement judiciaire, voire bien sûr la mobilisation des parents ou du voisinage. C’est négliger la nature même de la délinquance juvénile. Si nombre de jeunes violent une fois ou deux fois la loi pour tester les limites, sociales et se tester, certains sont dans un vrai « conflit avec la loi » qui, non seulement, leur fait courir un risque social, mais se mettent eux-mêmes en danger. Ils sont vraiment ces délinquants pour lesquels il faudra du temps et de la mobilisation familiale et sociale sinon judiciaire pour dépasser cette séquence. La réitération ne signifie pas une aggravation. Durant ce temps plus ou moins long, certains réitéreront des passages à l’acte c’est-à-dire renouvèleront à profusion des faits analogues ou proches ; au point parfois d’être à nouveau condamnés pour des faits identiques et se retrouveront formellement en situation de récidive légale et de ce fait encourront des peines aggravées sinon des peines minimales appelées peines-plancher. En d’autres termes la récidive implique réitération après condamnation. Tous comptes faits, au regard de la masse des primo-délinquants, peu de mineurs se trouvent en situation de récidive et donc de double récidive justifiant le retrait automatique de l’excuse atténuante de minorité introduite en 2007.